Agron "Gonie" Shabani © Photo: Julien Garroy

Agron “Gonie” Shabani
© Photo: Julien Garroy

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Quatrième après sept journées de championnat, Berchem étonne tout le monde. Sauf son entraîneur.

Après avoir finalement décidé de rester à la tête d’un groupe qu’il a rejoint au printemps, Agron Shabani évoquele bon départ de ses protégés.

Êtes-vous surpris par le début de saison de Berchem?

Agron Shabani : D’un côté, je savais que cette équipe avait du potentiel mais d’un autre, c’est vrai que les résultats sont très bons. Donc, finalement, je ne suis pas vraiment surpris.

Cet été, à Berchem il était question de “reconstruction”. De “préparer l’avenir” suite aux départs de Vlado Sarac (Esch), Joe Faber (Red Boys) et des arrêts de Tom Majerus et Petz Malano. En pareil cas, il est rare d’être performant aussi vite…

C’est vrai mais à la fin de la saison dernière, j’ai dit au comité que cette équipe avait du potentiel. Et qu’il était possible de faire quelque chose d’intéressant. Sur lelong terme.

Quant à vos recrues étrangères, vous avez privilégié la jeunesse, et ce, alors que l’on pourrait se dire qu’avec les départs de certains cadres, cette équipe aurait eu besoin d’expérience. Pour quelles raisons?

Avec Luc Sinner (NDLR : le manager), on a décidé que ça ne servait à rien d’aller chercher forcément des joueurs qui avaient de l’expérience et qu’il était préférable de chercher des joueurs pouvant être intéressés par le projet et capables de s’inscrire dans la durée.

Par quel biais avez-vous découvert les deux Hongrois, Tamas Nemeth et Gabor Korap?

Lors d’un match amical contre le HSV Merzig/Brotdor (NDLR : Oberliga), leur ancien club. Gabor est un gaucher évoluant au poste d’arrière droit tandis que Tamas évolue soit en demi-centre, soit arrière gauche. On sent chez eux qu’ils ont été formés à l’école hongroise.

Sur les sept matches de DN, vous avez inscrit au moins 30 buts à six reprises. Peut-on y voir le symbole du jeu offensif que vous prônez?

Oui, c’est ce que je recherche. C’est bien de défendre mais je préfère attaquer.

Est-ce ce qui vous différencie de Jean-Marc Toupance dont vous avez été l’adjoint à Berchem?

J’ai beaucoup aimé travaillé avec Jean-Marc. À l’entraînement, on se répartissait le travail de cette manière: lui s’occupait du système défensif, moi de l’attaque. Tout comme Jean-Marc, je préfère les défenses mobiles, agressives. Cela demande une grande débauche d’énergie et donc, par conséquent, une très bonne condition physique. On a tout particulièrement insisté làdessus lors de la préparation d’avant-saison. On fera d’ailleurs une petite remise à niveau cet hiver.

Dans notre édition de vendredi, Loic Goemare estimait que ce match contre Käerjeng permettrait de savoir si oui ou non Berchem était capable de viser une place dans le top 4 en fin de saison. Visiblement c’est donc le cas…

L’objectif, c’est de finir parmi les quatre premiers. Après, gagner quelque chose, ce n’est pas notre préoccupation. Pas encore. Cette saison, on construit…  

Samedi, Mike et Tom Majerus figuraient dans le groupe…

Oui, ce sont des amis et comme Tom (Raach) était malade et que Christophe (Scheid) est blessé au genou, ils ont accepté de me dépanner.

Temporairement ou faut-il s’attendre à les voir plus souvent?

Non, temporairement.

Votre bonne forme actuelle s’explique aussi par la présence de Steve Moreira dans les buts. Comment jugez-vous son évolution, vous qui l’avez connu alors qu’il était la doublure de Mike Majerus?

Steve n’est pas très grand pour un gardien mais malgré cela, ça se voyait qu’il avait des qualités. Il est très explosif, possède beaucoup de réflexes mais, surtout, c’est un énorme bosseur. C’est quelqu’un de très sérieux. De consciencieux. Et le fait de pouvoir s’entraîner sous les consignes de Mike lui permet de gagner en expérience. Cette saison, il apporte beaucoup de sérénité au groupe.

Samedi, c’est Esch – Berchem. Ces dernières saisons, la faute à une équipe du Reiserbann moins performante, ce duel suscitait moins de passion. Pensezvous que cette saison peut être celle de la renaissance de ce duel?

J’espère! À l’aller, chez nous, nous n’avons perdu que d’un but. J’espère que les spectateurs auront envie de voir et de soutenir cette surprenante équipe de Berchem (rire).

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